Mesures Dracos au Piquet !

LES MESURES DARCOS, C’EST QUOI ?

Mais au fait, les réformes de l’école primaire, qu’est-ce que c’est ?

Cet écrit est une compilation de texte qui a servi à présenter les réformes à des parents et à des enseignants. A utiliser comme un outil ..et à complèter donc.

Tout d’abord,

-  La mise en place de nouveaux programmes
-  La mise en place de l’aide personnalisée
-  La suppression des postes du RASED
-  La remise en cause du choix de la scolarisation précoce en maternelle
-  La réduction de 2 heures d’enseignement pour l’ensemble des élèves français.

Puis à venir :

-  La création EPEP
-  La fermeture des IUFM
-  La mise en place de l’accompagnement éducatif
-  la suppression de postes par milliers
-  l’obligation du fichage des élèves sur le logiciel "base élèves"

Tout en muselant les professionnels :

-  Mise en place du service minimum d’accueil
-  Pression financières et sanctions pour les collègues récalcitrants
-  220 000 Euros pour un rapport sur les auteurs et participants aux blogs.
-  Conférences pédagogiques plénières au dialogue difficile.
-  Réduction du droit syndical et du paritarisme.
-  Agence de remplacement.

Historique donc…

Beaucoup d’articles sont archivés ici et une lettre régulière est envoyé aux inscrits :

http://sauvons-lecole.over-blog.com/

Il y a un an on nous annonce des changements notables à l’école primaire à savoir

-  La mise en place de nouveaux programmes
-  L’organisation de stages de remise à niveau sur les temps de vacances et l’aide en dehors des heures scolaire
-  Une nouvelle organisation de la semaine

Sachant que dans le même temps , ici ou là, on poursuit la mise en place de base élèves.

-La mise en place de nouveaux programmes

Un premier texte est proposé pour consultation est proposé aux enseignants qui vont même avoir du temps libéré. Voici les retours au printemps dernier (source "café pédagogique") :

« Ce qui frappe à la première lecture des comptes-rendus d’école comme des synthèses d’inspecteurs, c’est la part infime de ceux qui sont satisfaits. Indéniablement, le projet de programmes attire les mécontentements. Mais en y regardant de plus près, pas forcément pour les mêmes raisons.

-  Il y a ceux (nombreux) qui s’insurgent contre la disparition de l’esprit des programmes de 2002, contre la réintroduction massive d’une conception de l’apprentissage réduite au rabâchage et à la docilité. diffusant l’idée que malgré leur complexité, leurs difficultés à mettre en œuvre, leur exigence, c’était vers cette ambition que se situait la mission du service public. « Bonne nouvelle » penseront ceux qui, des années durant, ont parfois senti des assemblées dubitatives lorsqu’ils présentaient les cycles, les documents d’accompagnement des programmes ou les livrets d’évaluation.

-  Et il y a ceux, nombreux également, qui s’embarrassent moins de philosophie éducative, mais renvoient un jugement sévère : « infaisable ». Il leur importe moins de savoir s’il faut ou non apprendre des listes de mots à la maternelle. Ils répondent « impossible ». Peu leur importe le contenu de l’histoire des arts ou des sciences, il écrivent « je n’aurai pas le temps, si on m’enlève des heures ».

Évidemment, on ne saurait discerner deux blocs d’enseignants opposés dans cette photographie caricaturale : chacun incarne un compromis entre ces deux positions, entre un idéal professionnel et un quotidien difficile à assumer. »

Notons aussi qu’il y a ceux pour qui les cycles et la différentiation pédagogique sigifie quelque chose. Pour eux, sous peine d’échec, l’école s’adapte à l’élève autant que le contraire. On ne retrouve cette réciprocité dans les nouveaux textes. Le maître parle , l’élève écoute et répète. Ben voyons, ça serait tellement plus simple.

Pour la maternelle « les contributions dénoncent très majoritairement la « primarisation » de la maternelle (dont le rattachement affirmé de la Grande Section au CP), le risque des apprentissages trop précoces qui vont faire mécaniquement grossir les bataillons d’élèves « en difficulté » en phonologie, en écriture, en langage. On sent donc, à travers tous ces témoignages, la persistance de conceptions différentes chez les enseignantes de maternelle, entre une logique « d’épanouissement » et une logique de « travail scolaire » qui aide l’enfant à devenir élève. Sans doute un bel enjeu pour la formation continue, s’il en reste…

Nombre de contributions s’étonnent également de plusieurs absents de taille, et s’inquiètent donc de leur disparition programmée : la scolarisation des touts-petits, le « vivre ensemble ».

A savoir que :

M le Ministre s’interroge sur la scolarisation précoce et le recrutement de personnel à Bac + 5 pour faire faire la sieste et changer les couches culottes. M le Ministre (ancien ministre de M.Raffarin ) s’emploie depuis longtemps à décrédibiliser les apports de la maternelle (rapport Bentolila) et proposer une nouvelle forme d’accueil jardins d’enfants (rapport Tabarot de juillet 2007)

D’où les nouveaux programmes de la maternelle concernant le langage et les nouveaux rapports à l’adulte et le passage de l’accueil des plus jeunes à des structures associatives voire privées (encadrement moins cher , moins formé etc…) et payant

Alors que les recherches montrent un lien positif entre la durée de scolarisation et la réussite scolaire, que l’école est offerte dès le plus jeune âge à tout le monde quelles que soient les conditions sociales des familles.

La suppression programmée de la maternelle contribue à renforcer les inégalités sociales.

A noter l’économie réalisée par la maternelle pour la collectivité estimée à 2 500 Euros par élève. Se souvenir que la prise en charge serait désormais associative (subventions autres que l’état – communes ? complément payé par les familles qui en ont les moyens) Plus de contrôle de l’état sur les contenus (Quid de la garantie de laïcité ?)

Pour le primaire

« Pourquoi revient-on à cette conception de « l’élève-entonnoir » alors que les évaluations internationales disent au contraire que les élèves français n’ont que peu de capacité d’initiative, de confiance en soi et d’imagination ? Nombre d’écoles s’amusent à dénoncer la « pensée magique » consistant à fixer l’objectif d’écriture de dictée sans erreur à la fin du cycle II, à penser que la maîtrise des relations grapho-phoniques soient possible au début du CP, à tenir pour acquis que tous les élèves de CE1 puissent comprendre la différence entre « nature » et « fonction » grammaticale, à pouvoir pratiquer une « démarche d’investigation » sans avoir eu le temps de la mettre en œuvre en classe…

Abandonnons le pédagogisme !! On présente et il mangera, peu importe comment.

On insiste beaucoup sur le côté « passif-récepteur » de l’élève idéal des programmes, alors qu’on pense que l’apprentissage ne peut se réduire aux situations de « bachotage ».

Des matières « secondaires » ?

Les compétences « transversales » jugées disparues, la place de plusieurs domaines d’apprentissage est jugée remise en cause, du fait des horaires impossibles du fait du passage au 24+2. Mais les témoignages des écoles (ou le non-renseignement de ces items dans les enquêtes) en disent long sur les contraintes matérielles et humaines : manque de matériel, d’équipements pour l’EPS, les TICE, les langues, les sciences… On invoque souvent, là encore, un besoin de descendre plus près du réél, en sortant des généralités incantatoires pour demander des contenus réalistes, des progressions, des volumes horaires identifiés précisément.

Souvenons nous l’an passé :

-  L’organisation de stages de remise à niveau sur les temps de vacances et l’aide en dehors des heures scolaire

Le café pédagogique dit :

« L’aide Faisant le lien entre le projet de programme et la mise ne œuvre du 24+2, certaines réponses d’école s’inquiètent également de la manière dont « l’aide » individuelle est renvoyée en dehors de la classe, le soir ou pendant les vacances risquant de stigmatiser plus que de résoudre les difficultés. Ils déplorent l’absence de référence aux ressources des RASED (et la publication de la circulaire de rentrée, qui n’en dit pas un mot, ne devrait pas les rassurer…) »

Ils n’avaient pas tort puisqu’au budget 2009 la suppression de 3000 postes du RASED (un tiers des effectifs) est annoncé.

Des stages sont proposés aux vacances de Pâques et été 2008. Nous en attendons encore les bilans. Toujours est il qu’ils permettent au ministre de parler de revalorisation des enseignants puisque ceux ci sont payés sous forme de prime. A noter qu’à aucun moment, les enseignants lors de ces réactions ne revendiquent une amélioration de leur salaire. Ils se battent bien pour leurs élèves.

En fait ces 60 heures sont installées dans le flou le plus total avec des disparités entre les départements. Parfois laissées à la concertation parfois découpée au bon vouloir des équipes en dehors des considérations de la faisabilité.

-  A noter qu’ici on s’appuie sur une demande sociale de libération du samedi évidente mais discutée pédagogiquement. Le but n’est pas la pédagogie mais la suppression de postes et l’atteinte à la qualité du service.

-  A noter aussi qu’on utilise l’argument de l’échec scolaire pour mettre en place un système qu’on devine inefficace. D’où la question de certaines familles aux enseignants : "Mais pourquoi refusez vous de venir en aide aux élèves en difficulté ? " Les enseignants souhaitent le faire mais les conditions proposées ne conviennent pas à ces professionnels. Ils le disent !!

-  A noter surtout que la disparition de 2 heures d’enseignement hebdo c’est la disparition d’une année de scolarité pour tous les élèves. A noter que le raccourcissement de la semaine c’est aussi moins de temps pour s’occuper de tous, difficulté ou non.

A savoir que les 15 % sont issus d’un rapport de l’OCDE Qu’est-ce que c’est ?

Organisation de coopération et de développement économiques (organisation

source wikipédia

"L’OCDE se veut avant tout un lieu d’échanges et de comparaison entre pays membres. Elle a adopté une approche pragmatique consistant à prôner, pour chaque pays, la mise en place de politiques économiques ayant fait leurs preuves ailleurs, dans des situations similaires, principalement dans les domaines de la concurrence, de l’éducation (voir Programme PISA), de la croissance économique, de la répartition des revenus, de la réglementation, de la taxation, des politiques conjoncturelles et de l’endettement8. Elle encourage le libre-échange et la concurrence, source d’innovation et de gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande entre autres la déréglementation du marché du travail."

Tout un programme...

Remarquons qu’en janvier prochain, est programmée l’évaluation du dispositif mis en place. Avec quels moyens ???? les mêmes que l’OCDE pour mesurer scientifiquement le bien fondé des réformes ?

Puis à venir :

-  La création EPEP
-  La fermeture des IUFM

-  La mise en place de l’accompagnement éducatif
-  la suppression de postes par milliers
-  l’obligation du fichage des élèves sur le logiciel base élèves cf Jérôme

Tout en muselant les professionnels :

-  Mise en place du service minimum d’accueil

-  Pression financières et sanctions pour les collègues récalcitrants
-  200 000 Euros pour un rapport sur les auteurs de blog. (appel d’offre Nathalie)
-  Conférences pédagogiques plénières au dialogue difficile.
-  Réduction du droit syndical et du paritarisme.
-  Agence de remplacement

lundi 16 février 2009, par raphael

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